Qui est cyclope : c'est un mec gay qui a choisi ce pseudo car j'ai trouvé qu'avant de "juger" l'autre , il fallait mieux que je regarde la poutre qui était dans mon oeil ( et puis avec un oeil , on peut avoir avoir une vision singulière des choses ) Et non, désolé , je ne m'appelle pas odin ( comme prénom) , j'ai pris ce prénom car lui aussi a laissé un oeil pour avoir la sagesse ( désolé , je ne l'ai pas encore acquis moi ) et le choix de vatan comme ville ( cela doit avoir un lien avec odin mais je ne retrouves plus lequel ) mais le fait que cette petite ville est dans le Berry ( clin d'oeil à vert -amande ) m'a plu ( campagnarde et avec a peu près le même nombre d'habitant que ma ville ( que certains appelleraient vilage ;-)





Je regarde : six pieds sous terre /clip cagola
Je lis : l armor libre penseur
Je joue : avec mon wawawouf
(mis à jour samedi 10 mai 2008 à 10:46)

16/05/2008

16/05/08 - 19:22

« Ils s'amusaient à marquer 'PD' sur la porte »

Jérôme Marion, Caennais de 24 ans, a vécu l'enfer au travail. Son tort ? Être homosexuel. C'est ce que ses collègues lui reprochaient. Le conseil des Prud'hommes a condamné leur employeur pour ne pas l'avoir protégé. Témoignage à la veillede la Journée mondiale contre l'homophobie, samedi.

Je suis arrivé dans ce restaurant en septembre 2004. En contrat à durée indéterminée. À l'époque, tout s'est bien passé. Jusqu'au cinquième mois. On m'a interrogé sur ma sexualité. C'était au bar du restaurant, avant de prendre le service. J'ai nié. Mais il y avait les deux gérants, tous les employés, sauf le directeur. Ils insistaient. J'ai fini par craquer. J'ai dit : 'J'en suis un, qu'est-ce que ça peut vous faire ?'

L'ambiance s'est dégradée. Le deuxième plongeur a critiqué ma façon de bosser. Il me disait que mon boulot était mal fait. Je me prenais toujours des reproches pour tout. Je me faisais charrier par les employés. On a commencé à m'appeler 'Sonia la folle'. Ils se sont amusés à écrire 'PD'au marqueur sur la tranche d'une porte. On m'a mis du pain mouillé dans les chaussures. Jeté une éponge mouillée à la face.

Un employé m'a montré ses fesses. Mon répertoire de téléphone portable a été fouillé. J'ai retrouvé un ballon de baudruche et des photos érotiques dans mon vestiaire. Des mulots morts en pleine figure ou dans l'eau de vaisselle. Sans parler des insultes... Ils m'ont même enfermé deux ou trois fois dans une benne à ordure qui était poussée au milieu du parking.

J'ai tenu le coup jusqu'en mars 2005. Et puis j'ai fait une grosse déprime. Sur le chemin du travail, je me mettais à pleurer en arrivant à l'arrêt de tramway ou sur le parking. J'étais pris de tremblements. J'avais peur d'eux. Au début, on m'a conseillé de prendre sur moi. J'ai fini par demander à mon employeur s'il pouvait faire le nécessaire. Il m'a promis de mener son enquête.

Rien n'a changé. Au deuxième entretien, l'employeur m'a proposé de démissionner. Je voulais simplement changer de poste. Il fallait faire quelque chose. Ma dépression se poursuivait. Le médecin m'a placé en arrêt de travail pendant trois semaines. Renouvelé pour quatre semaines supplémentaires. J'avais peur de retourner au boulot.

Sur les conseils d'un restaurateur gay, je suis allé voir un avocat. Mon patron n'a pas accepté un licenciement à l'amiable. Devant son refus, j'ai démissionné et j'ai saisi le conseil des Prud'hommes. J'étais fatigué. Il me fallait du repos, souffler un bon coup. Partir de Caen. Il m'était douloureux d'aller à Mondeville, là où se trouve le restaurant. Mais j'étais aussi impatient que ça se termine. J'avais besoin que justice soit faite. Quand j'étais enfant, j'avais déjà rencontré ce type de problème dans mon quartier, à Caen. Ma mère retrouvait régulièrement des papiers dans sa boîte aux lettres. Je n'ai plus envie d'avoir les larmes aux yeux.

Après de longs mois, le conseil des Prud'hommes m'a donné raison contre mon employeur en transformant ma démission en licenciement sans cause réelle et sérieuse. Je ne me plains pas. Mais c'était un peu le parcours du combattant. Aujourd'hui, je suis toujours sous traitement. Suivi par un psychologue et un psychiatre. J'ai repris le travail dans une crêperie de Caen. Les gens y sont plus ouverts : ils acceptent la différence.

Recueilli par Josué JEAN-BART. © Ouest _france 16 05 08 + article sur la halde dernière page

commentaires

16/05/08 - 19:30

Reste que l'employeur et ses acolytes auraient aussi dû se voir traîner devant les juridictions pénales : on ne choisit pas d'être homosexuel, ce n'est pas un "choix de vie" comme disent nos amis les cathos-fachos. On ne choisit pas d'être noir, arabe, handicapé, ou juif... Même punition pour les homophobes que pour les racistes ! On en marre !

16/05/08 - 19:36

faudrait donner le nom du resto !!!

16/05/08 - 20:57

On ne le brûlerait pas le restau, non... On irait juste chier devant la porte !

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